Bipolaire vs Anxiété : Quand passer notre test

January 26, 2026 | By Felicity Hayes

Se sentir pris dans un cycle d'émotions intenses peut être déroutant et épuisant. Un instant, vous pourriez ressentir une vague d'énergie agitée, et le suivant, une montée d'inquiétude accablante. S’agit-il simplement d’anxiété, ou pourrait-il s’agir de quelque chose de plus, comme un trouble bipolaire ? Beaucoup de gens se posent cette question parce que les symptômes peuvent se chevaucher, rendant difficile la compréhension de ce qui se passe réellement.

Ce guide vous aidera à comprendre les différences clés entre ces troubles. Cela vous permettra de prendre une décision plus éclairée quant à savoir si un outil de dépistage, comme notre test bipolaire gratuit, constitue la prochaine étape appropriée pour vous. Nous explorerons comment les schémas du trouble bipolaire et de l’anxiété diffèrent, en nous appuyant sur les enseignements du DSM-5, le guide de référence des professionnels de la santé mentale. Notre objectif est de vous apporter la clarté nécessaire pour avancer sereinement.

Personne confrontée à des émotions contradictoires

Distinguer le trouble bipolaire de l’anxiété

Pour différencier le trouble bipolaire et l’anxiété, soyez attentif aux schémas de vos expériences, et pas seulement aux émotions elles-mêmes. Bien que les deux impliquent souvent de l’irritabilité et des troubles du sommeil, leurs rythmes émotionnels diffèrent fondamentalement. Analysons les deux distinctions les plus importantes : les sautes d’humeur et les niveaux d’énergie.

Schéma des sautes d’humeur : épisodique vs persistant

La caractéristique principale du trouble bipolaire est sa nature épisodique. Cela signifie que les humeurs surviennent lors de périodes distinctes, ou « épisodes », de dépression et de manie (ou sa forme atténuée, l’hypomanie). Ces épisodes ont un début et une fin clairs, et représentent un changement significatif par rapport à votre état habituel. Pendant des jours ou des semaines, vous pourriez traverser les bas de la dépression, suivis d’une période distincte d’humeur exaltée et d’énergie débordante. Entre ces épisodes, vous retrouvez généralement un état émotionnel plus stable.

L’anxiété, quant à elle, est souvent persistante et chronique. Le sentiment d’inquiétude, de peur ou de tension ne survient généralement pas sous forme d’épisodes nets avec un début et une fin claire. Il s’agit plutôt d’un bourdonnement constant d’appréhension qui peut durer des mois. Bien que son intensité puisse varier au quotidien, le sentiment anxieux tend à être un compagnon de long terme plutôt qu’un visiteur va-et-vient. Il s’agit moins de sautes d’humeur spectaculaires que d’un état d’appréhension soutenu.

Niveaux d’énergie : les hauts et les bas du bipolaire vs la tension constante de l’anxiété

Les niveaux d’énergie constituent une autre différence clé entre ces troubles. Lors d’un épisode maniaque ou hypomaniaque du trouble bipolaire, vous pouvez ressentir une augmentation spectaculaire d’énergie. Il ne s’agit pas seulement de bien-être : cette énergie se traduit par une activité orientée vers des objectifs, une diminution du besoin de sommeil et des pensées accélérées. Cet état de grande énergie contraste fortement avec les épisodes dépressifs, où même des tâches simples peuvent sembler insurmontables à cause d’une fatigue accablante et d’une absence totale de motivation.

L’anxiété affecte également l’énergie, mais de manière très différente. Elle crée souvent une sensation d’être « survolté » ou « sur les nerfs ». Il s’agit d’une énergie tendue et agitée alimentée par l’inquiétude, loin de l’énergie euphorique ou expansive de la manie. Les personnes anxieuses se sentent souvent épuisées mentalement et physiquement à cause de cet état d’alerte permanent. Au lieu d’une énergie productive, il s’agit d’une énergie drainante qui vous laisse vidé. Si vos niveaux d’énergie oscillent d’un extrême à l’autre, il pourrait être utile de commencer notre test pour vérifier si ces schémas correspondent au trouble bipolaire.

Graphique comparant les épisodes bipolaires et les schémas anxieux

Différences diagnostiques clés selon le DSM-5

Pour garantir l’exactitude, les professionnels de santé mentale s’appuient sur le Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux (DSM-5). Ce guide fournit des critères spécifiques permettant de distinguer ces troubles. Comprendre ces différences officielles peut apporter un éclairage supplémentaire lorsque vous vous sentez submergé par les symptômes.

Durée et intensité requises

Pour un diagnostic médical, les symptômes doivent répondre à des seuils précis de durée et d’intensité. Le trouble bipolaire nécessite la présence d’au moins un épisode maniaque ou hypomaniaque. Un épisode maniaque doit durer au moins une semaine (une durée moindre n’est acceptable qu’en cas d’hospitalisation). Il doit aussi entraîner une altération significative de votre vie quotidienne. Un épisode hypomaniaque est moins sévère et doit durer au moins quatre jours consécutifs. Les épisodes dépressifs durent quant à eux deux semaines minimum.

Les troubles anxieux, comme le trouble d’anxiété généralisée (TAG), suivent d’autres critères. Pour un diagnostic de TAG, la personne doit ressentir une inquiétude excessive concernant divers événements ou activités pendant au moins six mois. Cette inquiétude doit être difficile à contrôler et s’accompagner d’au moins trois symptômes physiques ou cognitifs (agitation, fatigue, difficultés de concentration...). L’accent est mis sur la nature persistante et omniprésente de l’inquiétude, non sur des épisodes distincts.

Comorbidité : Peut-on souffrir à la fois de bipolaire et d’anxiété ?

Oui, il est très courant qu’une personne souffre simultanément de trouble bipolaire et d’un trouble anxieux. On parle alors de comorbidité. En réalité, les études cliniques montrent qu’une majorité des individus bipolaires connaîtront aussi un trouble anxieux à un moment de leur vie. Lorsqu’ils coexistent, ils peuvent aggraver mutuellement leurs symptômes.

Par exemple, l’anxiété peut rendre les épisodes dépressifs plus agités et désespérants, tandis que l’imprévisibilité des sautes d’humeur bipolaires peut alimenter une inquiétude constante. Étant donné ce chevauchement notable, obtenir une vision précise est crucial. Si vous avez reçu un diagnostic d’anxiété mais trouvez votre traitement inefficace, ou si vous soupçonnez un problème dépassant l’inquiétude, un outil de dépistage ciblé peut fournir des pistes précieuses à aborder avec un professionnel.

Diagramme de Venn montrant le chevauchement bipolaire-anxiété

Quand privilégier un test bipolaire plutôt qu’un dépistage de l’anxiété

Face à des expériences confuses, comment décider quelle piste explorer en premier ? Certains signes pointent plus clairement vers le trouble bipolaire. Les identifier peut vous aider à déterminer si un dépistage spécifique est l’étape logique pour vous.

Signaux d’alerte spécifiques au trouble bipolaire

Bien que les symptômes puissent se chevaucher, certaines expériences sont plus typiques du bipolaire et méritent une investigation approfondie. Pensez à approfondir si vous avez rencontré l’une des situations suivantes :

  • Humeurs exaltées : Avez-vous traversé des périodes de bonheur, d’euphorie ou de puissance inhabituels, dépassant largement une bonne humeur normale ?
  • Diminution du besoin de sommeil : Avez-vous connu des phases où vous fonctionniez avec seulement quelques heures de sommeil (voire aucune) tout en étant plein d’énergie ?
  • Comportements impulsifs ou risqués : Avez-vous adopté des comportements inhabituels : achats compulsifs, conduite dangereuse, décisions impulsives ?
  • Pensées accélérées ou parole précipitée : Avez-vous vécu des moments où vos pensées s’emballaient au point de ne plus pouvoir les suivre, ou ressenti le besoin incessant de parler ?
  • Dépression résistante aux antidépresseurs : Avez-vous été traité pour dépression sans réponse aux médicaments, voire avec une aggravation de l’irritabilité ou de l’agitation ?

Si l’une de ces situations vous parle, un test d'évaluation bipolaire ciblé pourrait vous apporter des réponses claires.

Comprendre le rôle de vos antécédents familiaux

La génétique joue un rôle important dans le trouble bipolaire. Si un parent ou un frère/sœur a reçu ce diagnostic, votre propre risque est accru. Bien que des antécédents familiaux d’anxiété augmentent aussi ce risque pour l’anxiété, le lien génétique est particulièrement fort pour le bipolaire.

Par conséquent, si votre famille compte des cas de trouble bipolaire et que vous subissez d’importantes sautes d’humeur, il est essentiel d’envisager cette possibilité. Cela ne garantit pas un diagnostic, mais c’est une pièce importante du puzzle. Partager ces informations avec un professionnel, accompagnées des résultats d’un dépistage, peut contribuer à une vision globale de votre santé.

Votre prochaine étape

Comprendre sa santé mentale est complexe, mais atteindre la clarté est une étape vers l’autonomie. Vous avez appris que la différence clé entre bipolaire et anxiété réside souvent dans le schéma : le bipolaire est défini par des épisodes distincts de hauts et de bas, tandis que l’anxiété est généralement un état d’inquiétude persistant. Reconnaître des signaux comme les humeurs euphoriques, le besoin de sommeil réduit ou les comportements risqués vous orientera vers les bonnes questions à poser.

Si cet article correspond à vos expériences et que vous reconnaissez davantage les schémas épisodiques du trouble bipolaire, voici ce que vous pouvez faire ensuite.

Effectuez un test bipolaire informé

Un dépistage fiable peut aider à organiser vos réflexions et amorcer un dialogue avec un professionnel. Chez BipolarTest.net, nous proposons un outil gratuit et confidentiel basé sur le Questionnaire des troubles de l’humeur (MDQ), scientifiquement validé. Il est conçu pour fournir des pistes instantanées sur vos schémas d’humeurs. Faites le premier pas vers la compréhension. Commencez votre test bipolaire dès aujourd’hui et obtenez la clarté que vous méritez.

Utilisateur effectuant un test bipolaire en ligne


Clause de non-responsabilité : Cet article est à but informatif uniquement et ne constitue pas un conseil médical. Son contenu ne remplace pas l'avis d'un professionnel de santé. Consultez toujours un médecin ou un praticien qualifié pour toute question relative à un problème de santé.

Foire aux questions sur le trouble bipolaire et l’anxiété

L’anxiété peut-elle provoquer des symptômes similaires au trouble bipolaire ?

Oui, le chevauchement est important. Les deux troubles peuvent impliquer irritabilité, troubles du sommeil et difficultés de concentration. Cependant, l’agitation dans l’anxiété est généralement liée à l’inquiétude, tandis que dans le bipolaire, elle peut faire partie d’un épisode maniaque, hypomaniaque ou mixte. Une différence clé : les épisodes d’humeur élevée ou euphorique, absents dans l’anxiété.

Quelle est la fiabilité d’un test en ligne pour distinguer ces troubles ?

Un outil de dépistage en ligne comme le nôtre ne permet pas un diagnostic. Cependant, un test de qualité basé sur des critères cliniques (comme le MDQ) est un excellent premier pas. Il peut identifier avec précision des schémas suggérant un risque de trouble bipolaire, vous aidant à décider d’une évaluation professionnelle. Notre test gratuit est conçu pour ces premières pistes.

Que faire si mon test suggère un bipolaire alors que j'ai un diagnostic d'anxiété ?

Les erreurs de diagnostic sont fréquentes, surtout parce que la dépression bipolaire peut ressembler à une dépression majeure, et que l’anxiété coexiste souvent. Si vos résultats pointent vers un trouble bipolaire, discutez-en avec votre médecin ou un professionnel de santé mentale. Présentez vos résultats et des exemples concrets de périodes euphoriques ou énergiques. Ces éléments aideront votre praticien à réévaluer diagnostic et traitement.

Existe-t-il des déclencheurs spécifiques différenciant l’anxiété des épisodes bipolaires ?

L’anxiété est souvent déclenchée par des situations précises, des facteurs de stress ou des inquiétudes futures (échéances professionnelles, événements sociaux). Même si le stress peut déclencher des épisodes bipolaires, ceux-ci surviennent parfois sans cause externe apparente. Le rythme biologique interne du trouble bipolaire joue un rôle plus déterminant dans le déclenchement des épisodes que les facteurs d’anxiété.